Renforcer l’égalité des chances et l’égalité des sexes

By | May 20, 2004

Egalité des chances
Plus qu’une question sociale, l’égalité des chances, tout comme l’égalité des sexes constitue une question de démocratie et de pluralisme. Toutefois, par convention, nous traiterons ces points comme étant des questions de démocratie sociale.
Les étudiants de l’Université du Luxembourg représentent quatre-vingt onze nationalités ; il y a donc plusieurs types de citoyens : les citoyens communautaires, les non communautaires venant à Luxembourg pour étudier et les non communautaires nés au Luxembourg. Une telle situation est génitrice d’inégalité. En effet, les lois sur l’immigration au Luxembourg imposent aux étudiants non communautaires désirant venir au Luxembourg des contrainte comme celle de bloquer une certaines somme d’argent sur un compte en banque, de passer une série de visites médicales, etc… Cette situation est d’autant plus créatrice d’inégalités que les personnes ressortissantes des pays dit de la coopération ont des procédures simplifiées pour obtenir le titre de séjour et le visa étudiant. Bien sûr, les lois contrôlant l’immigration sont importantes et nécessaires, personne, ici, ne remet ce principe en cause. Toutefois, fidèle aux positions des organisations étudiantes ouverte, démocratique, indépendante et représentative qui existent aussi bien en Europe que dans le Monde, la LUS se doit d’adopter la position que tous les étudiants sont égaux où qu’ils se trouvent sur la Planète. Il convient donc de trouver des compromis entre cette position, universelle à toutes les organisations étudiantes, et les positions des Etats et de l’Union Européenne sur les questions graves et sérieuses que pose l’immigration.

De plus, cette différenciation entre types de citoyens est aussi créatrice d’inégalité en matière de travail. En effet, les étudiants, en fonction de leur citoyenneté, ne sont pas autorisés à accéder à l’emploi de la même façon. Nous considérons que cette loi est extrêmement restrictive pour les étudiants non communautaires venant au Luxembourg.

Ces derniers ne sont autorisés à travailler qu’à raison de dix heures par semaine. Cette situation est clairement une incitation au travail au noir, non déclaré. La LUS ne peut pas admettre cette situation, d’un côté il est important que les étudiants puissent travailler pour vivre, d’un autre côté un travail non déclarer pose des problème en matière d’imposition, de sécurité sociale et de droit des travailleurs. Nous ne pouvons pas accepter cela comme nous comprenons l’importance de contrôler le travail des immigrés bénéficiant d’un visa d’étude. Un compromis est donc aussi à trouver sur cette question.

Ensuite, le gouvernement offre à tous les étudiants, ou presque, une prime pour la réussite de leurs études contrôlées par l’obtention des différents grades, Bachelor, Master ou Doctorat. Toutefois, les ressortissants non communautaires ont une obligation de résidence de cinq années sur le territoire luxembourgeois pour l’obtention de cette prime. Les étudiants détenant un visa d’études qui acquiert le grade de Bachelor à l’issue de trois années de formation ne sont donc pas concernés par cette prime. Cette situation constitue aussi une inégalité, la LUS devra donc prendre en compte ce facteur dans sa politique d’égalité des chances.

Enfin, l’égalité des chances ne concerne évidement pas que les différences de citoyenneté qu’ils existent entre les étudiants. Les critères d’appartenance sociaux économiques sont aussi des facteurs d’inégalité quant à la réussite des études. Les étudiants provenant de milieux sociaux aisés auront la possibilité d’acheter tous le matériel pédagogique nécessaire à leurs études (livres, manuels,…) ce qui n’est pas le cas pour les étudiants provenant de milieux sociaux moins aisés. La LUS devra donc aussi prendre ce facteur en compte dans sa politique d’égalité des chances ; l’organisation de bourses aux livres pourraient être une solution afin de permettre aux étudiants de se procurer leurs matériels pédagogiques à moindre coûts. La mise en place d’un fond de soutien financier peut aussi rendre l’égalité des chances une réalité.