Communiqué de Presse : Sécurité sociale des étudiants

By | December 10, 2010

Après le vote de la Chambre des Députés de la loi sur la réforme du système des soins de santé du 17 décembre 2010, la Luxembourg University Students’ Organization (LUS), l’Union Nationale des Étudiant-e-s du Luxembourg (UNEL), le LISEL (lieu d’initiative et de services des étudiants au Luxembourg) ainsi que le CEAL (Cercle des étudiants africains au Luxembourg) condamnent cette nouvelle loi qui créera des graves inégalités sociales entre les étudiants ainsi qu’une entrave à l’accès universel à l’éducation supérieure au Luxembourg.

Surpris et inquiets, telle est la réaction des représentations étudiantes du Grand-Duché du Luxembourg face à la nouvelle loi concernant la sécurité sociale des étudiants. L’article 32 du code de la sécurité sociale étant modifié de telle façon que les étudiants non couverts par la sécurité sociale soit par biais d’une coassurance, soit par un travail rémunéré à temps partiel, doivent dorénavant payer eux-mêmes leur affiliation. Ce montant se chiffrant à un total de 98,42€ euros par mois, il est quasi impossible que les étudiants concernés par cette loi soient en mesure de faire face à une telle augmentation imprévue de leurs dépenses mensuelles. Vu l’importance de la somme totale sur un semestre, cette augmentation pourrait donc signifier un obstacle financier insurmontable pour les étudiants ayant l’intention de poursuivre des études à l’Université du Luxembourg.

Nous, les représentations des étudiants au Luxembourg sommes d’avis qu’une telle loi creusera d’avantage le fossé social entre les étudiants de l’Université du Luxembourg, situation que nous ne pouvons accepter. En plus de mettre gravement en danger leur accès aux études supérieures au Luxembourg, c’est l’existence sociale même des étudiants en question qui se trouve en péril. De nombreux étudiants concernés par ces nouvelles mesures nous ont informés que ces dépenses viendront à rendre d’autant plus difficile leur situation actuelle en créant des dépenses imprévues. La reforme du système des soins de santé ayant engendré de grandes discussions au niveau du personnel médical au Luxembourg, nous déplorons que cette décision concernant les étudiants a été prise sans aucune concertation avec le public concerné.

La mise en vigueur immédiate le 1.1.2011 sans tenir compte des droits acquis des étudiants bénéficiant actuellement de la gratuité de la couverture sociale est tout bonnement inacceptable dans un système démocratique.

C’est ainsi que LUS, UNEL, LISEL et CEAL demandent immédiatement un moratoire et au moins un report de la mise en vigueur de ces mesures au 1.1.2012, ceci afin de donner le temps au Ministère de l’Enseignement Supérieur et à l’Université du Luxembourg, en concertation avec les représentations étudiantes, de trouver des solutions plus adaptées et plus sociales que celles ayant été décidées à l’encontre et dans le dos des étudiants concernés.